Jardins urbains

L'Ilot d'Amaranthes

A NewYork, dans le Bronx, des terrains laissés à l'abandon par les promoteurs sont récupérés par les habitants et les associations locales pour transformer ces terrains vagues en jardins où ils font pousser fruits et légumes. On s'y ballade, on cultive puis on redistribue la nourriture aux habitants, gratuitement !

En Angleterre, ce genre d'initiative entre dans le cadre d'une longue tradition de jardins hurbains mis à la disposition des habitants par les autorités publiques grâce à la

promulgation de "l'Allotments Act" en 1925, à partir d'une démarche législative

qui devait améliorer la sécurité alimentaire en temps de crise.

L'idée, en ces temps de crise, pourrait bien revenir au goût du jour ! La principale barrière à surmonter est la spéculation immobilière !

Eh oui, nos chers promoteurs pensent qu'une ville sans verdure, c'est une bonne

chose pour leurs affaires ! Et pour les habitants ?

Aujourd'hui les jardins collectifs tels qu'on les trouve en France sont des terrains publics gérés par une large communauté de jardiniers. Ce que nous voulons, nous, c'est trouver des jardins à partager, par exemple, des jardins de particuliers !

Car oui, en Angleterre chacun peut mettre son jardinet à la disposition de son voisin, à condition bien sûr qu'il participe à l'entretien.

Cet essai de partage des jardins a très bien fonctionné outre Manche grâce à une vaste campagne d'information via la presse. Les citoyens se réunissent autour de contrats de "partage de jardins". Elle est pas belle la vie !

Une autre initiative fort intéressante du groupe “Transition Town Totnes” va également dans le sens de l’alimentation solidaire : la plantation de vergers à noix. Depuis deux ans, les habitants ont été invités à participer au projet en plantant des châtaigniers, noisetiers, noyers, noix de pécan et amandiers... sur des terrains principalement publics. Il est clair ici que c’est un projet à long terme qui ne portera ses fruits ( !) qu’après quelques années... Un « investissement » pour les enfants de la ville.

Depuis mars 2007, plusieurs campagnes de plantation ont eu lieu, largement soutenues par les autorités publiques. Pendant la première année de l’action, les organisateurs ont même obtenu quelques subventions privées, des dons de matériel communal et d’arbres de pépiniéristes locaux. L’accent a été mis sur une forte implication des habitants, tant pour la recherche des sites adéquats que pour dénicher des sponsors. Petite anecdote intéressante : l’entretien et la surveillance des arbres seront effectués par des « gardiens » volontaires, à savoir des personnes habitant dans les alentours des lieux de plantation - dont quelques enfants... Pour le suivi de la croissance des arbres plantés, des professeurs d’horticulture ont gratuitement dispensé une formation de base de 2 jours.

Une très belle initiative que nous verrons peut-être un jour arriver en France !

Ecrit à partir d'un article publié initiatilement sur le site des AmiEs de la Terre / Belgique.

Google bookmarkTwitterFacebook