Les plantes dépolluent à Besançon

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C'est une première en France : une ancienne friche industrielle contaminée

va être traitée grâce à des végétaux.

L'ancienne friche des "Prés-de-Vaux" sera dépolluée grâce à des plantes

"mangeuses" de métaux lourds. Ces plantes sont capable d'absorber et de

stocker les métaux et les hydrocarbures présents dans le sol.

Cette biotechnologie est appelée la "phytoremédiation". L'avantage est que

son coût est jusqu'à 50 fois moins élevé que l'extraction des boues souillées.

Un bémol cependant, le processus peut prendre jusqu'à vingt ans.

Le site sera bientôt, si tout va bien, un modèle. La friche industrielle des

Prés-de-Vaux, à Besançon (Doubs), devrait céder la place, d'ici à 2018,

à un parc urbain mêlant équipements de loisir et espaces naturels.

De quoi faire des émules ? Sans doute. Car, en France, le nombre

de friches contaminées a fortement augmenté ces dernières années :

on en compterait aujourd'hui 4033, selon le ministère de l'Ecologie.

" Besançon montre la voie. Dans la plupart des cas, la phytoremédiation

peut être la solution", estime Jean-Louis Morel interviewé dans le magazine

l'Express, directeur du Groupement d'intérêt scientifique sur les friches

industrielles. "Si l'on avait utilisé la phytoremédiation voilà quinze ans,

beaucoup de friches seraient aujourd'hui décontaminées".

A l'automne 2008, la ville de Besançon retient la stratégie des urbanistes

Patrick Duguet et Alfredd Peter qui consiste à raser l'ensemble des constructions

et à traiter la pollution des sols par les plantes.


La prochaine étape devait, en 2010, aboutir à une enquête d'utilité publique devant

déboucher sur une demande de déclaration d'utilité publique qui permettrait à la ville

de se porter acquéreur de l'ensemble du périmètre concerné pour la somme de

965000 euros. Mais une Société civile immobilière propose de la racheter pour la

somme de 10 millions d'euros.

Du coup, le tribunal de grande instance de Besançon ordonne une nouvelle expertise

de la friche industrielle.

Si vous aussi vous souhaitez contacter une entreprise de phytoremédiation,

suivez ce lien :

Phytorestore

Source : l'Express

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