Actualités

27/09/2012 - C'est la fin d'une exception française : après avoir représenté plus de 70 % des modes de chauffage dans les immeubles en construction, le chauffage électrique n'en équipe plus aujourd'hui que moins de 20 % et cette part va se réduire encore en 2013. La raison de cet effondrement se trouve dans la nouvelle réglementation thermique, dite RT 2012, issue du Grenelle de l'environnement... et dans le très mauvais rendement global du chauffage électrique. La nouvelle réglementation thermique fixe en effet un plafond de consommation de 50 kWh/m²/an pour toute construction neuve et cette consommation ne se calcule plus en énergie finale, disponible chez l'utilisateur, mais en énergie primaire, qui tient compte des pertes à la production et au transport.

 

Ces pertes sont très importantes pour l'électricité : les deux tiers de l'énergie sont dissipés sous forme de chaleur à la production et plus de 6 % sont encore perdus sur les lignes électriques. De ce fait, dans les calculs réglementaires 1 kWh en énergie finale correspond à 2,58 kWh en énergie primaire pour l'électricité alors qu'elle correspond à 1 kWh pour les autres énergies (gaz, bois, fioul...). L'électricité se trouve donc logiquement disqualifiée pour ce type d'usage (le chauffage). EDF vendra certes moins de courant, mais les pointes de consommation hivernales qui lui coûtent si cher (mise en route de centrales au charbon, importation de courant à prix d'or) devraient peu à peu diminuer.

Antoine Bosse-Platière, de la rédaction des 4 Saisons du jardin bio

Lire la suite  http://www.terrevivante.org/366-actulites-de-l-habitat.htm

Google bookmarkTwitterFacebook